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Art en droit : Raymond Sudre (Le Journal des Arts)

  • 12 juin
  • 2 min de lecture

Découvrez le dernière chronique « Art en droit » de Maître Pierre Noual pour Le Journal des Arts. Cette semaine : 1936, l’œuvre doit être conservée « en bon état »



Découvrez le dernier article de Maître Pierre Noual pour Le Journal des Arts relatif à l'état du droit applicable aux éco vandales

 

Le Conseil d’État oblige les personnes publiques à conserver « en l’état » ou à tout le moins « en bon état » leurs œuvres d’art.


Baixas, 1909. Originaire des Pyrénées-Orientales, Raymond Sudre (1870-1962) a été l’élève des sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié. Second Grand Prix de Rome en 1900 pour sa statue de David, Sudre est chargé par la commune de Baixas de l’exécution d’une fontaine monumentale destinée à commémorer l’heureux achèvement des travaux d’adduction d’eau dans son pays natal. Le sculpteur conçoit la sculpture d’une jeune fille, dite « La Catalane », qui maintient une amphore d’où l’eau coule dans un bassin tandis qu’une treille avec de beaux fruits s’agrippe autour du monument. L’œuvre qui obtint la médaille d’or au Salon des artistes français est inaugurée en 1909.Très vite, la fontaine connaît les pires vicissitudes : les turbulents enfants font de la fontaine l’objet de leurs jeux et labourent de leurs gros souliers les motifs sculpturaux les plus délicats ; l’eau est arrêtée et le bassin devient un dépotoir d’ordures ; les jours de bal, la fontaine sert de tribune aux spectateurs ; le 14-Juillet, la municipalité l’utilise pour fixer et faire partir des feux d’artifice qui noircissent la statue. Pire, le 10 mai 1931, la tête de la jeune Catalane cède sous le poids d’un enfant juché sur la statue. Craignant des accidents plus graves, le maire fait détruire la fontaine ! Sudre découvre, avec stupeur, cette dernière humiliation, et en conclut que la dégradation et la démolition de son monument ont été la conséquence de fautes de la municipalité qui avait ainsi porté atteinte à son droit moral. La question est simple : le sculpteur peut-il obtenir réparation de son préjudice par la commune ?[…].

 

Pour découvrir l’article en intégralité de Maître Pierre Noual, rendez-vous sur Le Journal des Arts ou en kiosque.

 

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Dans le cadre de son activité dédiée au patrimoine culturel et artistique,

Pierre Noual - Avocat répond à vos interrogations et vous accompagne : contactez-nous

 
 
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