Art en droit : Édouard Baldus (Le Journal des Arts)
Découvrez le dernière chronique « Art en droit » de Maître Pierre Noual pour Le Journal des Arts. Cette semaine : 2000, faut-il révéler la valeur réelle d’une œuvre d’art ?

L’acquéreur qui ne révèle pas au vendeur la valeur réelle des photographies d’Édouard Baldus qu’il lui achète ne se rend pas coupable de réticence dolosive.
Arles (Bouches-du-Rhône), 1851. Le peintre et photographe d’origine prussienne Édouard Baldus (1813-1889) saisit l’imposante façade du cloître de Saint-Trophime à Arles. Quelques mois plus tôt, il a été sélectionné – aux côté d’Henri Le Secq, Auguste Mestral, Hippolyte Bayard et Gustave Le Gray – par la Commission des monuments historiques pour former la Mission héliographique chargée d’inventorier sous la forme de photographies une partie des 175 édifices constituant le patrimoine historique national de l’époque. Son sens exceptionnel de la perspective et ses mises en page dramatiques font de Baldus l’un des photographes les plus recherchés par l’administration du second Empire. Il se voit confier des reportages sur la nouvelle ligne de la Compagnie des chemins de fer du Nord, sur les inondations du Rhône ou la construction du « Nouveau Louvre ». Photographe pléthorique, Baldus laisse à son décès un très grand nombre de négatifs dont une partie encore inconnue est restée en mains privées.[…].
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